Voici une vieille chanson traditionnelle qui raconte les douleurs de l’émigration en masse des italiens, au début du 20ème siècle. Misérables dans leur pays, les jeunes hommes et les jeunes filles, en partant pour le continent américain ou la France, devenaient maçons et femmes de ménage. Ils partaient pour manger à leur faim, grâce à leur travail acharné. Ils ne partaient pas pour nuire à un autre pays. Aujourd’hui, leurs petits enfants sont totalement intégrés et mélangés dans la société française au point que parfois, ils ignorent d’où ils viennent.
Triste ironie de l’histoire, aujourd’hui, des jeunes Calabrais tirent à bout portant sur des immigrés africains venus pour survivre en Italie… et des ministres français pensent qu’ils sauvent la France en renvoyant des immigrés sans papier chez eux, où il n’y a rien pour vivre.
Cette vieille chanson que tout le monde connait en Italie, pour mon arrière grand-père Luigi et sa fille, ma grand-mère, en souvenir du chagrin qu’ils ont eu à quitter les leurs… et en remerciement à la France qui les a accueillis.
A ceux de la famille qui sont restés là-bas.
“Maman, donne-moi cent Lires parce que je veux partir en Amérique
Cent Lires, je te les donne, mais pas en Amérique, ça non !
Les frères, à la fenêtre disent “Maman ! Laisse-la partir !”
Une fois arrivé au milieu de la mer, le bateau a sombré.
Mes cheveux sont riches et beaux, l’eau de la mer les fera pourrir
Mon vêtement de danseuse, l’eau de la mer le mouillera
Mon sang si doux, la baleine le boira
Mes frères avaient tort et maman avait finalement raison.”
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IL commence à prendre de la gueule ce blog, il était temps;)
Merci Yannou ! Quand j’ai le temps, que je suis en vacances comme en ce moment, il m’arrive de passer des notes correctes…