Publié dans Amour, Géographie, Humour, Poésie | Taggé Amour, Danse, Paix, Poésie | Laisser un commentaire »
Aujourd’hui, le département des Côtes d’Armor souffre de trop nombreux problèmes : Pollution de l’eau, algues vertes, dépendance énergétique, crise de l’agriculture, difficultés sociales et économiques, vieillissement de la population, déficit d’image… Qui dit mieux ?
Et si cette érosion, cette décomposition, constituait en réalité une chance, une chance de se reprendre en main ? Si on décidait de faire des Côtes d’Armor un laboratoire de résurrection exemplaire ? Un premier de la classe ?
Prenons du recul, rêvons un peu :
- L’agriculture : Les agriculteurs sont courageux. La plupart (pas tous, c’est vrai) ont consenti des efforts importants dans leurs pratiques pour épargner l’environnement mais la crise qu’ils traversent actuellement menace de disparition beaucoup d’exploitations. L’agro alimentaire ne se porte pas mieux et les différentes restructurations de ce secteur d’activité depuis la fin des années 80 en a laissé plus d’un sur le carreau, chefs d’entreprises, cadres ou ouvriers. C’est un drame économique et social mais pour remonter à la surface une fois touché le fond de la piscine, il s’agit de donner le coup de pied nécessaire. C’est donc ici peut-être, et malgré la difficulté de la tâche, l’opportunité de remettre en question tout un système d’exploitation, toute une stratégie de production axée trop longtemps sur le volume et non sur la qualité. Qui peut dire aujourd’hui que le label « Bœuf ou porc d’origine française » fait encore rêver le consommateur ?
- L’eau douce, l’eau de mer et les algues vertes : « Comment reconnaît-on un breton ? A la bouteille d’eau en plastique qu’il a dans la main ». Notre terre est notamment gorgée de déjections animales et de pesticides. La plupart d’entre nous avons l’instinct de survie et tout naturellement, nous nous détournons de l’eau du robinet. Même si nous agissons dès maintenant sur nos méthodes de travail, si l’Etat et l’Europe déterminent une véritable politique agricole « tenable », il nous faudra encore attendre une trentaine d’années avant d’en ressentir les effets en aval des bassins versants. Mais que dire aussi des pratiques individuelles qui, multipliées par le nombre d’habitants, ont des conséquences importantes sur la qualité de l’eau ? Il y a là aussi tout un champ d’actions possibles sur lesquels beaucoup travaillent déjà. Sans revenir à la bougie, l’écocitoyenneté n’est pas une chimère. Il faudra, qu’on le veuille ou non, changer nos comportements d’incorrigibles consommateurs.
- L’énergie : Souvenons-nous des manifestations contre la construction de la centrale nucléaire de Plogoff. Certains affirment maintenant qu’il s’agissait d’une opportunité que les Bretons ont ratée. On se souvient de « Nuclear, nan, trugarez ! » (nucléaire, non, merci !) et ce ne sont pas les difficultés à démanteler l’usine de Brennilis qui feront changer les opinions. Bien sûr que le nucléaire permet des embauches ! Mais pouvons-nous encore considérer qu’il s’agit d’une énergie propre lorsque l’on ne sait que faire de nos déchets, condamnant pour l’éternité l’endroit où ils sont enfouis. Ce n’est pas sérieux, c’est simplement économique. D’autres méthodes, toutes complémentaires, existent et, parmi elles, les éoliennes en mer font beaucoup parler d’elles aujourd’hui. Perspective : participer à hauteur de 15% des besoins en énergie des Costarmoricains. Mais les critiques sont précises : Paysage défloré, emprise sur les territoires de pêche, financements reprochables. Qui préfère admirer une cheminée de centrale à un moulin à vent et d’après vous, quel est le plus facile à démonter ? 2 à 3% du parc de pêche, ce n’est pas beaucoup et cette perte sera indemnisée. Quant aux financements, peut-on nous expliquer comment sont financées les centrales et quels sont les intérêts financiers qui y sont liés ? Cela doit être vraiment intéressant de le savoir. Enfin, aucune retombées économiques des énergies propres ? Il faut pourtant bien les construire, les installer, les entretenir ces éoliennes !
- Image et attractivité du territoire : Mais au-delà de toutes ces remarques qui, j’en conviens ne sont sans doute pas des plus originales, le département des Côtes d’Armor souffre d’un déficit d’image qui n’incite pas à y rester ou à s’y installer. Pourtant, ce territoire a engendré un grand nombre d’acteurs dynamiques et exemplaires dans beaucoup de domaines. Si l’on prend comme exemple le seul secteur du nautisme, de nombreux champions sont costarmoricains. Le littoral des Côtes d’Armor est par ailleurs incontestablement l’un des plus beaux de France. Cependant, que de difficultés pour trouver des interlocuteurs en capacité de soutenir ces sportifs de haut niveau et de les fidéliser à leur territoire ! Sommes-nous condamnés à perdre nos trésors au profit d’autres départements et à vieillir inexorablement dans un périmètre déserté ?
- Relance de l’économie : Tout est lié. L’environnement, l’économie et le social. Préserver, produire et partager. Il y a toute une perspective de développement économique derrière le durable. Cette réflexion n’est plus une nouveauté.
Depuis quelques années déjà, tous les élus français, sans distinction politique, sont informés sur la nécessité d’agir urgemment sur leurs territoires au moyen d’actions concrètes et multipliées. Tous savent qu’en matière environnementale, très peu de temps nous est donné pour pouvoir faire machine arrière. Tous savent que demain, il sera déjà trop tard. La démarche de développement durable n’est donc pas une notion vaine, c’est une nécessité pour la survie de l’espèce humaine, rien de moins.
Et si on refusait de laisser pourrir la branche sur laquelle on est assis les yeux fermés ? Et si on décidait de la rendre plus belle et vigoureuse ? Partir de loin pour arriver plus loin.
Publié dans Actualité, Economie, Géographie, Politique, Santé | Taggé Développement durable, environnement | 2 Commentaires »
Comme beaucoup me demandent ce que veut dire cette chanson que j’aime beaucoup, voici sa traduction et, pour le plaisir, à nouveau le duo magique Antonio Banderas et Pasion Vega :
“No sé por qué te quiero – Je ne sais pas pourquoi je t’aime
Serà que tengo alma de bolero – Peut-être parce que j’ai une âme faible
Tu siempre buscas lo que no tengo – Tu cherches sans cesse ce que je n’ai pas
Te busco en todos y no te encuentro – Je te cherche partout et ne te trouve pas
Digo tu nombre cuando no debo – Je prononce ton nom lorsque je ne dois pas
No sé por qué te quiero – Je ne sais pas pourquoi je t’aime
Si voy atentas tu vas sin freno - Quand je vais prudemment, toi, tu vas trop vite
Te me pareces en los espejos – Tu m’apparais dans les miroirs
Como una sombra de cuerpo entero, – Comme une ombre intégrale,
Yo me pellizco y no me lo creo – Je me pince et je n’y crois pas
Si no me hicieran falta tus besos – Si je n’avais pas besoin de tes baisers
Me tratarias mejor que a un perro – Tu ne me traiterais pas comme un chien
Piensa que es libre porque anda suelto – Lui il pense qu’il est libre parcequ’il se promène
Mientras arrastras la soga al cuello – Pendant que tu lui passes la laisse autour du cou
Querer como te quiero – Aimer comme je t’aime
No va a caber en ningùn bolero – Ca n’existe nulle part
Te me desbordas dentro del pecho – Tu envahis mon coeur
Me robas tantas horas de sueno – Tu me voles tant d’heures de sommeil
Me miento tanto que me lo creo – Je me mens tellement que j’y crois
Si no me hicieran falta tus besos – Si je n’avais pas besoin de tes baisers
Me tratarias mejor que a un perro – Tu ne me traiterais pas comme un chien
Piensa que es libre porque anda suelto – Lui il pense qu’il est libre parce qu’il se promène
Mientras arrastras la soga al cuello – Alors que tu lui passes la laisse autour du cou
Querer como te quiero - T’aimer comme je t’aime
No tiene nombre ni documentos – Cela n’a de nom, pas de papiers
No tiene madre, no tiene precio – Cela n’a pas de mère, pas de prix
Soy hoja seca que arrastra el tiempo – Je suis une feuille sèche qui virevolte
Medio feliz en medio del cielo. – Presque heureuse en plein ciel.”
Publié dans Amour, Musique | Taggé Amour, Antonio Banderas, Chanson d'amour, Espagne, Pasion Vega | Laisser un commentaire »

Qu’ils se payent des républiques,
Hommes libres ! — carcan au cou —
Qu’ils peuplent leurs nids domestiques !…
— Moi je suis le maigre coucou.
— Moi, — cœur eunuque, dératé
De ce qui mouille et ce qui vibre…
Que me chante leur Liberté,
À moi ? toujours seul. Toujours libre.
— Ma Patrie… elle est par le monde ;
Et, puisque la planète est ronde,
Je ne crains pas d’en voir le bout…
Ma patrie est où je la plante :
Terre ou mer, elle est sous la plante
De mes pieds — quand je suis debout.
— Quand je suis couché : ma patrie
C’est la couche seule et meurtrie
Où je vais forcer dans mes bras
Ma moitié, comme moi sans âme ;
Et ma moitié : c’est une femme…
Une femme que je n’ai pas.
— L’idéal à moi : c’est un songe
Creux ; mon horizon — l’imprévu —
Et le mal du pays me ronge…
Du pays que je n’ai pas vu.
Que les moutons suivent leur route,
De Carcassonne à Tombouctou…
— Moi, ma route me suit. Sans doute
Elle me suivra n’importe où.
Mon pavillon sur moi frissonne,
Il a le ciel pour couronne :
C’est la brise dans mes cheveux…
Et, dans n’importe quelle langue ;
Je puis subir une harangue ;
Je puis me taire si je veux.
Ma pensée est un souffle aride :
C’est l’air. L’air est à moi partout.
Et ma parole est l’écho vide
Qui ne dit rien — et c’est tout.
Mon passé : c’est ce que j’oublie.
La seule chose qui me lie
C’est ma main dans mon autre main.
Mon souvenir — Rien — C’est ma trace.
Mon présent, c’est tout ce qui passe
Mon avenir — Demain… demain
Je ne connais pas mon semblable ;
Moi, je suis ce que je me fais.
— Le Moi humain est haïssable…
— Je ne m’aime ni ne me hais.
— Allons ! la vie est une fille
Qui m’a pris à son bon plaisir…
Le mien, c’est : la mettre en guenille,
La prostituer sans désir.
— Des dieux ?… — Par hasard j’ai pu naître ;
Peut-être en est-il — par hasard…
Ceux-là, s’ils veulent me connaître,
Me trouveront bien quelque part.
— Où que je meure : ma patrie
S’ouvrira bien, sans qu’on l’en prie,
Assez grande pour mon linceul…
Un linceul encor : pour que faire ?…
Puisque ma patrie est en terre
Mon os ira bien là tout seul…
Publié dans Poésie | Taggé Poètes maudits, Poésie, Tristan Corbière | Laisser un commentaire »
J’aime le courage de cette femme lorsqu’elle lève son majeur contre tous les fiers extrêmistes musclés, à droite comme à gauche, qui aboient en retroussant leurs rouges babines. Face à eux, je crie avec elle que je les emmerde !
Vive la France libre, mélangée, la France des enfants malicieux, celle qui fait se croiser le noir et le rouquin, le riche et le pauvre !
A l’heure où le mépris est à la mode, où l’argent entre jusque dans l’école en même temps que les armes et la drogue, je pense à ces gens simples des cages d’escaliers qui font ma richesse, avec qui je partage l’amitié, et dont je me fous qu’ils aient des chaussettes trouées, des caries ou du lino dans leur salle de bain moisie. Ce que je cherche : leur amour, pas leurs fautes d’orthographe.
Allez les gosses aux mains d’or, sortez vos doigts de la merde, montrez-nous de quel bois vous vous chauffez et combien vous êtes plus beaux que tous ces néo fascistes bien planqués dans leurs petites villes de province !
Travaillez à l’école, créez des entreprises, devenez nos professeurs, emplissez notre pays d’intelligence, de partage, de courage et d’audace !
Redonnez du sens aux valeurs de notre République et, le jour venu, n’empêchez jamais vos enfants de crier à leur tour, le doigt bien tendu : “Liberté, égalité, Fraternité !”.
Publié dans Actualité, Economie, Musique, Politique | Taggé Colère, Conflit, Crise, Démocratie, Humiliation, neo fascisme | 2 Commentaires »
Un message de Soeur Emmanuelle que j’ai envie d’offrir à ceux qui luttent pour guérir de la drogue.
Ceux qui jugent sont les plus pauvres d’entre nous.
S’acharner pour y parvenir. Ne rien lâcher, avancer malgré la souffrance, avancer toujours.
Un chemin ? Marcher vers et pour l’autre, s’oublier pour se retrouver enfin.
Il ne faut pas douter, tout ce qui n’est pas donné est perdu.
Montrez-nous le chemin ! Sauvez-vous et sauvez-nous dans l’espoir !
Yallah !
Publié dans Amour, Santé | Taggé Addiction, Amour, Soeur Emmanuelle | 2 Commentaires »
Première année de médecine.
Les carrés (les redoublants) font tout pour que les bizuts (les primants) ne puissent pas suivre les cours. Chansons hurlées tout au long du cours, projectiles en papiers lancés sur l’enseignant et sur les nouveaux, blagues en tout genre, intervention comique en bas de l’amphi, musique à fond.
Il s’agit simplement d’un outil efficace pour éliminer les concurrents potentiels.
Cette année, à la faculté de Rennes, sur 1 100 étudiants, seuls 80 primants passeront en deuxième année et environ 1 redoublant sur 2. On comprend mieux pourquoi être étudiant en médecine signifie 9 mois de travail acharné, sans week-end ni vacances, sans entraide. Ne pas se faire voler la place, telle est la devise. Ce n’est pas non plus une surprise si l’on vous dit que dès début octobre, les amphis commencent à se clairsemer.
Au bout du compte, qui sont donc nos médecins, dentistes ou sages femmes ?
Publié dans Actualité | Taggé Bizutage, Etudiants, Guerre, Jeunesse, Médecine | Laisser un commentaire »
Pour vaincre, pas d’autre chemin que le vide de l’esprit.
Myamoto Musashi nous le rappelle dans “Le traité des cinq roues” et force est de constater qu’il a raison, même si son parcours de ronin sans état d’âme nous laisse perplexe. Une centaine de victoires durant sa vie jalonnée de combats, de guerriers assommés ou pourfendus, de coups vifs portés comme l’éclair. finalement, une centaine de morts à son actif !
Observez la video, particulièrement lorsque Shodai (champion actuel du Japon) combat. Il est facile à reconnaître. Il frappe d’une seule main, la gauche, et nul ne lui résiste dans ce monde tant ses attaques sont rapides. Sa posture jodan signifie qu’il garde son sabre au dessus de la tête durant tout le combat. Comme bon nombre de kendokas japonais de haut niveau, Shodai exerce le métier de … policier.
Publié dans Politique, Sport | Taggé Kendo, Shodai | Laisser un commentaire »
